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HYÈRES : Jean RIONDEL : « Vingt-cinq emplois sont aujourd’hui en jeu »

La PME varoise Mini Green Power assigne Suez en justice après la rupture brutale d’un contrat, menaçant la survie de l’entreprise.

La survie de Mini Green Power (MGP), fleuron technologique varois spécialisé dans la valorisation des déchets en énergie, est suspendue à une bataille judiciaire. La PME basée à Hyères annonce avoir déposé une assignation au fond contre le géant Suez RV France devant le Tribunal des affaires économiques de Paris. En cause, la résiliation unilatérale d’un partenariat stratégique qui menace directement 25 emplois et douze années de développement technologique protégées par 38 brevets.

Un partenariat stratégique brutalement interrompu


En 2024, Mini Green Power, alors en sortie de redressement judiciaire suite à un incendie dans ses locaux en septembre 2023, avait fondé son modèle de croissance sur un partenariat majeur avec Suez. L’accord prévoyait la construction d’un démonstrateur industriel sur le site de Suez à Narbonne, validé par un contrat en juillet 2024. Il était couplé à un contrat commercial exclusif signé en octobre 2024, engageant Suez sur un achat minimum de cinq minicentrales, pour un chiffre d’affaires prévisionnel de 50 millions d’euros.

Mais le 14 novembre 2025, alors que le démonstrateur était achevé à 90 %, Suez a notifié la résiliation du contrat. Une décision soudaine et contestée par la PME, qui l’a plongée dans une situation financière critique. « Nous avions placé une part décisive de nos perspectives de développement dans ce partenariat avec Suez et dans la réussite de ce démonstrateur », explique Jean Riondel, fondateur et dirigeant de Mini Green Power. « Dix-huit mois après la signature, nous avons reçu une notification de résiliation que nous contestons et dont nous affirmons qu’elle nous a mis en grande difficulté. »

Une rupture contestée sur fond de défaillances


Selon les documents transmis par l’entreprise, la résiliation serait intervenue sans mise en demeure préalable et serait la conclusion d’un projet marqué par des difficultés imputées à Suez. Mini Green Power affirme que les retards et les dépassements de budget (le budget passant de 1,94 M€ à 4,6 M€) sont en grande partie dus à des modifications techniques tardives et substantielles imposées par Suez, ainsi qu’à des défaillances sur le chantier : pannes électriques, coupures d’internet et immobilisations diverses.
Un courrier adressé le 12 février 2026 au Directeur Général de Suez, Xavier Girre, révèle l’ampleur de la crise, mentionnant « une impasse de trésorerie critique » et un risque de « cessation de paiement » imminent en raison de factures impayées s’élevant alors à 560 000 €.

25 emplois et une technologie française menacés


Au-delà du litige commercial, l’enjeu est humain et industriel. Les 25 salariés de l’entreprise – ingénieurs, techniciens et personnels de production – sont aujourd’hui dans l’incertitude. La situation fragilise un acteur français innovant de la transition énergétique, dont la technologie propriétaire de transformation des déchets en énergie bas carbone et en biochar est le fruit de plus d’une décennie de recherche.
« Ce que je veux que l’on regarde, ce sont les faits : 25 emplois sont aujourd’hui en jeu », insiste Jean Riondel. « Nous disposons d’une technologie validée, de 38 brevets, d’un démonstrateur quasi achevé et d’un pipeline commercial réel. Ces actifs ont une valeur. Nous n’avons pas renoncé à une solution amiable. Mais le temps presse, et nous devons aujourd’hui rendre cette situation visible. »

Une bataille judiciaire pour la survie


Dans son assignation en justice, Mini Green Power réclame notamment le paiement de factures impayées s’élevant à un total de 650 461,21 € TTC, correspondant à des prestations réalisées avant et après la notification de résiliation pour sécuriser le site. L’entreprise, qui se définit comme une société à mission, affirme qu’elle recherche toujours une issue qui préserve ses emplois et son avenir technologique, malgré l’interruption des discussions et l’engagement de la procédure judiciaire. Le site de Mini Green Power est accessible à l’adresse www.minigreenpower.com.

9 avril 2026

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